Le Radio amateurisme, qu’est-ce ?

Depuis l’aube des temps, l’Homme cherche à se divertir et à s’instruire.
Dans le monde actuel où la majeur partie de notre temps est consacrée au travail, nous tentons, à nos heures perdues, à nous évader, à nous changer les idées, à nous cultiver.
Pour des millions de personnes à travers le monde, ce hobby s’appelle Radio Amateurisme… Nous voulons, à travers ce petit site, vous faire découvrir ce hobby tantôt inconnu des uns, tantôt confondu par les autres.
Un bref historique du Radio Amateurisme vous permettra de constater que depuis trois quarts de siècle, une poignée de passionnés ont, de par leurs expérimentations, constitué les premiers Radio Amateurs.
Ensuite, nous vous présenterons l’aspect actuel du Radio Amateurisme
Vous pourrez aussi découvrir l’évolution du Radio Club du Borinage.
Ceci permettra à certains d’entre-vous de se remémorer quelques bons souvenirs d’antan !
Nous vous souhaitons une bonne et agréable visite de ce site.
Le Radio Amateurisme de « A » à « Z »
Introduction.
Nous n’étions que quelques-uns au début de ce siècle.
Aujourd’hui, nous sommes des millions à passer des heures du jour et de la nuit avec le casque sur la tête pour écouter des voix qui nous viennent du bout du monde.
La naissance du Radio Amateurisme
Le 28 novembre 2006, il y aura exactement 83 ans que les RadioAmateurs donnèrent une dimension nouvelle à l’histoire de la radio.

new-2Léon Deloy ( 8AB )

de Nice réussit à réaliser un contact à double voie avec son collègue américain Fred Schnell (1MO) dans le Connecticut et ce sur la longueur d’onde de 109 m ( +/- 2750 Khz )
Il s’agissait de la première liaison transatlantique qui ne consistait pas en quelques bribes de phrases, ni de signaux isolés mais d’une communication continue dans les deux sens qui se prolongea pendant des heures.
Cet exploit ne fut évidemment pas le fait du hasard mais l’aboutissement de toute une série d’événements qui le précédèrent.
Les premiers RadioAmateurs (avant la première guerre mondiale) opéraient sur des longueurs d’ondes, variant entre 300 et 1000 mètres (entre 300 et 1000 KHz), mais furent bien vite refoulés sous les 200 mètres (au dessus de +/- 1500 KHz), ondes jugées sans valeur par les scientifiques de l’époque.
Les RadioAmateurs possédaient déjà le don de donner en toutes circonstances leur pleine mesure, le renommé Paul Godley en donnait la définition suivante: « Un amateur est un sot : ignorant qu’une chose est impossible, il réussit à la réaliser ».
Une seconde tentative de contact transatlantique fut organisée et Paul Godley se rendit en Grande Bretagne.
Les 8, 10, et 11 décembre 1921, il entendit pas moins de 33 compatriotes sur la longueur d’onde de 200 mètres (+/- 1500 KHz) l’année suivante des essais bilatéraux eurent lieu du 12 au 13 décembre 1922.
Les Américains émirent pendant les 10 premiers jours et ce fut ensuite au tour des RadiosAmateurs européens, chaque fois entre 180 et 200 mètres ( entre +/- 1500 et 1600 Khz ).
Vingt six participants Français tentèrent de contacter 246 RadioAmateurs Américains, mais seulement quelques uns (dont 8AB) parvinrent à établir la liaison avec leurs collègues d’outre atlantique.
Emeteur 8AB
Le Dr P Corret, coordinateur responsable pour la France avait obtenu des PTT françaises la diffusion quotidienne des résultats sur la station de Sainte Assise (sur ondes longues évidemment).
On s’attendait à ce que ce télégramme quotidien ne comporte que deux mots: « rien entendu ».
Mais il n’en fut rien, il fallut chaque jour à peu près une demi-heure pour transmettre les rapports d’écoute.
La quatrième série d’essais était prévue du 22 décembre 1923 au 10 janvier 1924, mais le 25 novembre 1923, la première liaison sur ondes courtes fut réalisée par dessus l’océan Pacifique entre un Américain (U7HG) et son homologue Japonais (JUPU).
Immédiatement Léon Deloy annonça par télégramme à Fred Schnell, trafic manager de l’association de RadioAmateurs Américains (ARRL), qu’il émettrait dans la matinée du 26 Novembre entre 2 et 3 heures sur 100 mètres(+/- 3000 KHz).
il fut entendu et, la nuit suivante, il envoya deux messages: un de félicitations des Radios Amateurs Français pour leurs collègues Américains et le second pour annoncer un plan pour un contact double voie pour la nuit suivante.
Les premiers RadioAmateurs en Belgique
Bien avant la première guerre mondiale, fut créé à Bruxelles le Cercle Belge d’études Radioélectriques.
On comptait parmi les membres fondateurs Paul De Neck qui aurait déjà réalisé en 1910 des émissions expérimentales à l’aide d’un émetteur à étincelles.
On peut donc le considérer comme étant le premier RadioAmateur Belge, beaucoup d’autres associations allaient encore se créer, surtout après la guerre, toutes possédaient deux caractéristiques communes.1: Aucune distinction n’était faite entre amateurs émetteurs et les amateurs auditeurs (à défaut d’appareillages commerciaux, ils devaient construire eux-mêmes leurs émetteurs et leurs récepteurs).2: Ces clubs étaient principalement organisés sur le plan local.La création d’associations distinctes était alors devenue inévitable et en septembre 1923, quelques RadioAmateurs Bruxellois créèrent le Réseau Belge, celui-ci figurait à son tour parmi les membres fondateurs de l’I.A.R.U, en 1925 à Paris (International Amateur Radio Union).
L’I.A.R.U regroupe actuellement les associations de RadioAmateurs de pratiquement tous les pays du monde et est reconnue par l’I.T.U (International Télécommunication Union) comme interlocuteur.
Mais revenons aux Amateurs émetteurs Belges en l’an 1923, ils travaillaient dans l’illégalité et s’attribuaient des indicatifs tels que U3 qui est devenu plus tard ON4UU, P2 plus tard ON4SA et K2, ON4TI.
Ce n’est qu’à partir de 1927 que seront délivrées les autorisations officielles et depuis 1933 les candidats sont tenus de passer un examen sur les principes de base de l’électricité, de la Radio technique de la réglementation et du code MORSE.
La plus ancienne association d’amateurs émetteurs en Belgique s’appelait le Réseau Belge et &était constituée en majeure partie d’adhérents francophones de la région Bruxelloise.
En septembre 1929 s’est créé le Vlaamse Radio Verbond, ce n’est qu’en 1936 que ces deux groupes se fédérèrent pour porter le nom de Fédération des Émetteurs Belges (F.E.B), l’I.A.R.U avait enfin un interlocuteur pour représenter la Belgique.
La F.E.B s’est ensuite transformée en Union Belge des Amateurs Émetteurs (U.B.A) en 1968 et en 1981, deux associations satellites se créèrent respectivement l’U.B.R.C et le V.V.R.A

Évolution de la réglementation aux RadioAmateurs
La loi du 10 Juillet 1908 autorisait le gouvernement à établir et à exploiter les liaisons sans fil.
Ainsi, le monopole d’état en matière de télécommunications, qui existait déjà pour la télégraphie (depuis 1851) et pour la téléphonie (depuis 1893) fut étendu aux radiocommunications, ce qui eut pour conséquence l’interdiction légale de placer et de faire fonctionner des appareils à rayonnement électrique sans autorisation ministérielle préalable, sans distinction entre appareils émetteurs ou récepteurs.
L’exécution de cette Loi s’est faite attendre et l’arrêté Ministériel de 7 août 1920 autorisa d’abord l’écoute, mais alors exclusivement des signaux horaires et des bulletins météorologiques, l’utilisation de lampes amplificatrices était expressément interdite.
La taxe Radio était de 20 Frs par an .
L’Arrêté Ministériel de 30 Octobre 1926 légalisa l’amateurisme d’émetteur, les stations émettrices privées étaient subdivisées en 5 catégories.
Les Radios Amateurs formaient et forment toujours la cinquième catégorie, il y avait 2 sections: jusque 20 Watts et jusque 100 Watts input.
Des bandes ondes courtes furent attribuées: 135 à 145 mètres (entre +/- 2070 et 2222 KHz), 95 à 105 (entre +/- 2860 et 3160 KHz), 43 à 47 (entre +/- 6380 et 6975 KHz), 15 à 20 (entre +/- 15000 et 20000 KHz).
L’arrêté ministériel prévoyait que le titulaire devait obtenir le certificat de Radiotélégraphiste ou Radiotéléphoniste privé mais cet article n’a pas été appliqué.Ce n’est qu’en 1933 que la R.T.T organisa les premières sessions d’examens et les possibilités des RadioAmateurs furent rigoureusement réduites.
La puissance maximale était limitée à 50 Watts et les bandes disponibles étaient limitées à quelques KHz sur 3,5 MHz, 7 MHz, 14 MHz, et entre 28140 et 29850 KHz, plus tout ce qui était au dessus de 56,280 MHz.
On ne pouvait émettre qu’entre 23 heures et 11 heures du matin et entre 14 et 16 heures à l’exception des dimanches et jours fériés.
En août 1939, une interdiction totale d’émettre a été imposée et le 10 Mai 1940, la R.T.T priait les RadioAmateurs de remettre leurs postes émetteurs aux autorités communales. Après la guerre, des autorisations provisoires ont été délivrées aux anciens RadioAmateurs.
Les nouveaux candidats n’étaient pas admis et nombreux sont ceux qui se sont livrés au piratage des ondes, la situation s’est rapidement régularisée par la parution de l’Arrêté Ministériel du 22 Juillet 1947.
Le nombre de bandes de fréquences admises a été étendu sensiblement par rapport à la situation d’avant guerre, plus de limitation du temps d’émission restreint et de puissance, sous la pression des circonstances, en l’occurrence l’apparition de la CB la loi sur la radio âgée de 50 ans a été réactualisée le 30 Juillet 1979 et puis le 19 Décembre 1986, le changement le plus important est l’apparition de trois catégories.A: réservée à la pratique du 144 MHz.
B: 144 MHz et au dessus.
C: « toutes » les fréquences RadioAmateur il est à noter que le passage à la licence C est soumis à un examen de télégraphiste (MORSE).

La modernisation la plus récente de la réglementation permet aux amateurs d’opérer avec leur licence Belge dans tous les pays européens.
Les RadioAmateurs d’aujourd’hui

Qu’est-ce qu’un RadioAmateur ?.

Les RadioAmateurs sont des gens comme vous et moi, issus de tous les milieux et de toutes les professions dont la passion est de parler devant un micro, manipuler une clé de morse, de tourner un bouton, de converser avec d’autres RadioAmateurs des quatre coins du monde, bref de communiquer.
Le RadioAmateurs n’est satisfait que lorsqu’il sait que sa station peut atteindre les régions les plus reculées de globe.
Il ne s’agit pas ici d’un jeu d’enfant car la licence de RadioAmateur (contrairement à la licence CB) ne peut être obtenue qu’après avoir réussi un examen organisé par l’I.B.P.T, les loisirs dont la pratique est subordonnée à la réussite d’un test d’aptitude ne sont pas légion.
De plus, le Radio Amateurisme est reconnu par l’I.T.U, comme un service comparable à la radio diffusion, la radio navigation ou au service mobile terrestre.
Il est évident que pour communiquer, il est indispensable de disposer d’un appareillage adéquat, par le passé, celui-ci était introuvable dans le commerce ou alors à des prix prohibitifs.
Des lors, la construction personnelle s’imposait, les compromis consentis ont engendré de nouvelles techniques bien vite reprises par les entreprises commerciales.
Maintenant, il en va autrement, les techniques évoluent, et au delà de la phonie et de la télégraphie, les techniques de communications se diversifient jusqu’à utiliser les techniques numériques.
Aujourd’hui encore, les RadioAmateurs contribuent au développement des technologies de pointe.
C’est ainsi que divers satellites scientifiques et de communication, construits par et pour les RadioAmateurs, tournent autour de la terre, le premier a été lancé en 1961 a l’aide d’une fusée Thor Delta depuis la base de Vandenberg aux U.S.A.
Les vols de qualification de la fusée Ariane notamment, ont servis de support à plusieurs envois de satellites amateurs.

Comment devenir RadioAmateurs ?
La loi interdit d’émettre sans autorisation et distingue plusieurs catégories de station radio, les RadioAmateurs sont classés dans la cinquième catégorie.
Il y a 3 sections de stations amateurs et, à chacune, correspond un examen de niveau différent.
La réussite de l’examen donne droit à l’obtention d’un certificat d’opérateur (téléphoniste ou télégraphiste suivant l’examen) qui permet d’introduire une demande d’autorisation d’installation auprès de l’I.B.P.T, laquelle est confirmée par une licence et l’octroi d’un indicatif personnel.
De plus, la station RadioAmateur, le type d’émissions et la nature des émissions doivent être conformes aux prescriptions légales et tous les RadioAmateurs peuvent être contrôlés à tout moment par les agents de l’I.B.P.T.Les différents examens sont les suivants: Section A: L’examen est le plus facile et porte sur des matières techniques générales concernant les radiocommunications et sur la réglementation.
Cette section donne droit à l’utilisation de la bande 2 mètre (144 à 146 MHz) uniquement et de la téléphonie(SSB, NBFM, ou AM) avec une puissance limitée à 15 Watts, l’indicatif attribué (en Belgique) est de type ON2….Section B: des connaissances plus approfondies sont requises et ceci permet l’utilisation des bandes VHF, UHF, SHF et micro-ondes avec des puissances bien particulières, l’indicatif attribué est de type ON1…Section C: en plus de l’examen de la section B, on doit réussir un examen de télégraphie (code morse) à la vitesse de 10 mots par minute.
La réussite de cet examen donne accès aux bandes décamétriques et l’indicatif attribué est de type ON4…, ON5.., ON6.., ON7.., ON8...
Si vous vous rendez à l’étranger, votre licence sera automatiquement valable dans l’Europe.
Pour les autres, une licence de réciprocité peut être obtenue sur demande.
Les RadioAmateurs étrangers résidants en Belgique obtiennent l’indicatif ON9…

Ou puis-je passer les examens pour devenir RadioAmateurs ?
L’I.B.P.T. (institut Belge des services Postaux et des Télé:communications) organise deux sessions d’examen par an.
Pour obtenir tous les renseignements relatifs aux dates et matières d’examens, ainsi que pour obtenir une copie de la Loi concernant les RadioAmateurs, prenez contact avec.
I.B.P.T..
Avenue de l’Astronomie, 14.
Boîte Postal 21.
B-1210 Bruxelles.
Tel: 02/226.88.50.
Fax: 02/226.88.03.
Qui peut devenir RadioAmateurs ?
Évidemment, que vous soyez agriculteur, commerçant, médecin, ouvrier, technicien, ingénieur, religieux, parlementaire, retraité, étudiant,….
Notons que, pour l’anecdote, beaucoup de personnalités sont RadioAmateurs à leur temps perdu… voyez vous même !.
EA0JC
Juan Carlos ROI d’Espagne.
HS1A
Bhumiphol Adulayadej Roi de Thaïlande.
JY1
Hussein Roi de Jordanie.
I0FCG
Francesco Cossiga Président de l’Italie.
LU1SM
Carlos Saul Menem Président de l’Argentine.
VU2RG
Rajiv Gandhi Premier Ministre de l’Inde.
UA1LO
Yuri Gagarin Astronaute.
ON1AFD
Dirk Frimout Astronaute.
KB6LQS
Dick Rutan Pilote de Voyager.
FO5GJ
Marlon Brando Acteur.
N6KGB
Stewart Granger Acteur.
N6YOS
Priscilla Presley Actrice.
WB6RER
Andy Delvine Acteur.
KD4WUJ
Patty Loveless Musicienne.
WB6ACU
Joe Walsh Musicien des Eagles.
KI6M
Stu Gilliam Comique.
NK7U
Joe Rudi Joueur de Baseball.
K2ORS
Jean Shepherd Ecrivain Humoriste.
KA6UXR
Dr Alexander Comfort Ecrivain.
KA6HVK
Brul Ives Chanteur.
Le Packet Radio ?
ON1KPU Roland

A l’heure actuelle, l’informatique est répandue dans tous les domaines de la vie quotidienne et même dans le Radio Amateurisme. Le packet Radio est le système de transmission numérique basé sur le protocole AX.25 (semblable à l’X.25). Il permet de réaliser des transmissions avec détection et recouvrement d’erreurs et ce, tant en VHF-UHF que sur les bandes Décamétriques.Il permet de réaliser des contacts de clavier à clavier, de transférer des fichiers d’un ordinateur vers un autre. Il est également possible de mettre sur pied des serveurs appelés BBS (Bulletin Board System) eux-mêmes connectés à d’autres BBS et acheminant les messages à travers le monde. Il existe aussi des DX Clusters par lesquels tous les RadioAmateurs intéressés par le DX peuvent signaler les contacts rares qu’ils ont réalisé, etc etc.La dernière innovation est la mise à disposition de  » lieu de conversation  » , basé sur le système de conférence d’internet. Ce sont des systèmes où les RadioAmateurs du monde entier se réunissent pour discuter et ce toujours par clavier interposé.

Bref, grâce aux réseau Packet Radio (dont les systèmes les plus utilisés sont NET/ROM, TheNetNode, RMNC, FPAC, TCP/IP, … il est possible de relier les noeuds de Packet Radio et d’utiliser ce réseau pour transmettre les informations entre utilisateurs éloignés, entre BBS ou entre DX Clusters.

Responsable Packet Radio ON0DOR-ON0BOR Bertiau Roland ON7KPU

 

Station d’écoute SWL
ONL848 Serge

Certains RadioAmateurs n’ont pas d’équipement pour émettre. Ils ne s’intéressent qu’à l’écoute, on les appelle Short Wave Listener (SWL) . Ils n’ont pas besoin de licence de l’I.B.P.T , mais on leur attribue un indicatif d’écouteur ONL .Une station d’écoute ondes courtes de 0 à 30 Mhz (tous modes) et VHF de 144 à 146 Mhz (NBFM) sera active afin d’illustrer les activités des SWL tant dans le domaine des bandes RadioAmateurs, que dans l’écoute des services publics et privés émettant en ondes courtes tels que les services de radiodiffusion internationale, les agences de presse, les services utilitaires pour les organisations humanitaires, les services téléphoniques et météo pour les bateaux, etc….
Dans la mesure des moyens disponibles et de conditions de propagation favorables, des démonstrations de réception d’images météo (FAX) et de réception d’agences de presse (RTTY) et de données météorologiques.
Les Bandes Décamétriques:
Freddy ON6FS

Ces bandes, utilisées depuis l’aube du Radio Amateurisme, permettent des contacts à très longue distance et de faire le tour du monde. Les modes les plus utilisés sont la télégraphie et la phonie.En phonie, les premiers RadioAmateurs ont utilisés la Modulation d’Amplitude (AM). Ensuite, pour  » améliorer la portée  » de leurs contacts, ils se sont tournés vers la modulation à Bande Latérale Unique (BLU ou, en anglais, Single Side Bande = SSB) que l’on utilisent encore à l’heure actuelle. La SSB est appelé LSB pour les bandes inférieures à 10 MHz et USB pour les bandes supérieures. La SSB nécessite une bande passante de 2,7 KHz. Les contacts se font habituellement en anglais et la connaissance, même élémentaire, d’autres langues sont des atouts non négligeables.La télégraphie (code Morse ou CW) rebute encore beaucoup de débutants, mais les cours donnés dans les sections, les cours disponibles sur cassettes, les cours sur ordinateur et l’entraînement à l’écoute des bandes décamétriques permettent avec un peu d’assiduité et de persévérance à atteindre des vitesses supérieures à 20 mots/minute. La télégraphie se contente d’une bande passante d’environ 600 Hz et même avec des signaux très faibles, on parvient à réaliser des contacts très lointains. C’est la raison pour laquelle la télégraphie subsiste encore à l’heure actuelle, car, à puissance égale, elle permet de réaliser des contacts plus « lointains «  qu’en phonie !.

La télégraphie a engendré l’emploi d’un certain nombre d’abréviation(par exemple : CQ, FB, HI, HPE, CUAGN, TU, GL, TNX, etc… et de 73, 55, 88, etc… et d’un code de 3 lettres, appelé Code Q (QTH, QRG, QTR, QRM, QSO, QSL, QRA, etc…. Ces codes sont aujourd’hui très utilisés en phonie et sur les bandes VHF-UHF.

Habituellement, les RadioAmateurs essaient de contacter le plus de stations possibles. Claude ON4CNLes contacts doivent être consignés dans un livre appelé Logbook. A la demande,ces contacts peuvent être confirmés par l’envoi de cartes d’accusés de réception appelées carte QSL .
Certaines cartes sont très attractives et de nombreux RadioAmateurs les collectionnent. A force de contacter des stations, il arrive qu’on se concentre sur les contacts avec des pays rares et lointains, c’est ce que l’on appelle le DX . Certains se « spécialisent » même dans les contacts avec les îles, on appelle cela les IOTA (Islands On The Air).

Des certificats (« Awards ») peuvent être obtenus à diverses occasions par exemple, le fait d’avoir contacté plus de 100 pays DXCC, ou le fait d’avoir contacté toutes les parties d’un pays (provinces, départements ou autres divisions géographiques), etc… De même, des concours (Contests) sont également organisés à des dates régulières. Certains de ces contests sont mondiaux (CQ-WW, WPX, etc…), d’autres plus localisés. Les contests créent une émulation intéressante à partager et ils permettent de comparer les performances des stations et des opérateurs.

La propagation des ondes décamétriques est déterminée par l’ionosphère dont les caractéristiques évoluent avec l’activité solaire. Sachez que la propagation des bandes basses 160, 80 et 40 m est déterminée par l’absorption dans la couche D et la propagation dans les bandes hautes 20, 15 et 10 m par les réflexions sur les couches E et F (F1 et F2) et que le tout est dépendant du cycle solaire de 11 ans. Mais, les bandes décamétriques sont également utilisées pour d’autres modes de transmission tels que la RTTY, l’AMTOR, le CLOVER, le G-TOR, le PACKET RADIO, le FAX, la SSTV, etc…. Certains OM du club ON6RM sont fort actif en CW quelques Call ON5MT, ON5AW, ON4LCG, ON4XV, ON4LCI, et ON4CN.

Les Transmissions Digitales:
ON5MT-ON4CN
Parmi les modes de transmission d’informations, généralement à l’aide d’un ordinateur, nous trouvons aussi. La RTTY est une forme de communication télégraphique qui utilise une machine semblable à une machine à &écrire. Elle génère un train d’impulsions électriques codifiées quand on appuie sur une touche du clavier. Chaque touche correspond à une lettre ou un symbole déterminé le message transmis est reçu sur une machine qui transforme les impulsions électriques en lettres ou symboles. Les machines sont mécaniquement compliquées et la vitesse de transmission ne peut pas être très élevée
Le RadioAmateur au service des autres:
L’émission d’amateur est une distraction scientifique qui, parfois, peut avoir des répercussions altruistes très utiles. Les RadioAmateurs collaborent bien souvent avec les instances officielles pour relayer des messages de détresse (navigateur en perdition, recherche de médicaments peu répandus, perte des liaisons officielles dues aux catastrophes naturelles….).En effet, de par leur nature et l’expérience de leurs opérateurs, les stations des RadioAmateurs sont moins vulnérables aux catastrophes naturelles ou autres. Elles forment un réseau mondial qui est à même de dédoubler les réseaux officielles en cas de surcharge de ces derniers. Quelle que soit l’ampleur de la catastrophes, il restera toujours suffisamment de RadioAmateurs et même s’il arrivait d’être mis hors circuit, ils seront en mesure de remettre dans les plus brefs délais leur station en état de fonctionnement. En outre il s’agit d’un hobby qui compte des adeptes dans le monde entier, de sorte qu’à tout moment de la journée quelqu’un est à l’écoute quelque part.
Quelques événements pour en témoigner:
En 1928, on était sans nouvelle du dirigeable Italien Umberto Nobile parti en expédition au dessus du pôle nord.
Un radioamateur belge, ON4KD a reçu les signaux de détresse émis par le dirigeable et est parvenu à orienter les recherches au cours desquelles Amundsen rival déclaré de Nobile trouva la mort.Plus tard, les RadioAmateurs belges allaient encore payer de leur personne lors des diverses crises au Congo Belge.Il y a quelques années, ils ont été placés sur la brèche lors de la catastrophe maritime du Herald Free Entreprise. Jour et nuit, ils se sont relayés afin d’assurer en complément des services publics les communications entre sauveteurs, la Croix Rouge et les différents hôpitaux.Et lors du conflit en ex-Yougoslavie, là encore ce fut des RadioAmateurs qui donnèrent les premiers des nouvelles de la situation. Nous pouvons donc affirmer sans prétention que les RadioAmateurs se tiennent constamment au service de la communauté.
Qu’est-ce que l’émission d’amateur ?:
C’est l’activité pratiquée par des RadioAmateur. Chacun possède une installation qu’il appelle sa station. Elle comprend au moins un émetteur et un récepteur raccordés à une antenne. L’opérateur peut émettre en phonie en morse ou par tout autre moyen (télévision, fax, techniques digitales,….) . Ils ne peuvent émettre que dans des gammes de fréquence qui leur sont réservées.
Que peut faire le RadioAmateur ?:
Chacune des bandes de fréquences réservées aux RadioAmateurs possède ses caractéristiques bien particulières. Ceci permet d’effectuer, sur certaines bandes, des liaisons à l’échelle mondial presque tout le temps, soit pendant la journée soit pendant la nuit. D’autres bandes ne permettent que des liaisons de plus ou moins 200 à 300 kilomètres. Enfin d’autres encore ne permettent des liaisons qu’à la condition que les deux stations soient pratiquement en vue direct. Pour communiquer, les RadioAmateurs emploient généralement le langage parlé (phonie) ou bien le morse télégraphie), mais ils peuvent utiliser d’autres moyens techniques plus évolués. L’utilisation d’un ordinateur permet toutes sortes de transmissions: Fax, Télétype,….. Certains émettent des signaux de télévision, même en couleur qui n’ont rien à envier en qualité aux émissions de nos stations nationales. Toujours à la recherche des procédés les plus modernes et les plus astucieux, certains RadioAmateurs utilisent la Lune qui agit comme un miroir et réfléchit les ondes sur terre, d’autres utilisent les Satellites spécialement construits par leurs homologues et lancés au départ de vols de qualifications. D’autres encore, RadioAmateurs avertis, envoient leurs signaux vers les pluies de météorites afin qu’il soient réfléchis vers d’autres points du globe terrestre.
Comment se déroule une transmission ?:
Le RadioAmateur qui désire trafiquer met en marche son récepteur et commence à écouter la bande qui lui semble la plus favorable à ce moment de la journée. Il choisit un point de la bande que personne n’occupe, afin de ne pas gêner, puis passe en émission pour lancer son appel. Très souvent le contact (que l’on appelle QSO) est établit et ils échangent leur prénom, le lieu d’émission ainsi que la force des signaux reçus. Ils décrivent également le matériel utilisé ainsi que le temps qu’il fait car celui-ci influence la propagation des ondes… L’utilisation du code Q reconnu au niveau international, facilite le dialogue. La réglementation est respectée et il n’est fait aucunement allusion aux opinions du correspondant, ils se limitent aux échanges d’informations techniques. La liaison terminée, ils s’échangent bien souvent une carte de confirmation QSL soit directement soit via les associations de RadioAmateurs.
Que sont au juste les « cartes QSL » ?:
Alors que la Radio d’amateur en était encore à ses débuts et que les contacts bilatéraux n’étaient pas chose évidente, l’habitude fut prise d’envoyer un accusé de réception par écrit. Celui-ci consistait en une sorte de carte postale portant toutes les données utiles concernant l’appareillage utilisé et les signaux entendus. Cette carte servait d’une part à prouver que la station opposée avait effectivement été entendue et d’autre part à renseigner cette station sur le matériel utilisé (antennes, puissance de l’émetteur…). Encore à présent, après une liaisons réussie sur les ondes, les RadioAmateurs échangent leurs cartes QSL qui sont envoyées soit directement soit par l’intermédiaire des associations auxquelles sont affiliés les amateurs concernés.

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